mai 21, 2024

Comme chaque année et partout dans le monde, le Burkina Faso a commémoré ce 3 mai la journée mondiale de la liberté de la presse. Selon une étude menée, il ressort que la liberté de la presse au Burkina a connu un recul considérable. Une note de 1,96 sur 4 en 2023 par rapport en 2022 qui était de 2,21.

La liberté de la presse et de l’expression au Burkina Faso a connu une dégradation sans précédent. Selon le centre de presse Norbert Zongo, cette situation se justifie par l’avènement au pouvoir du MPSR 2. « Sous le MPSR2, les médias et leurs animateurs sont menacés et insultés au quotidien. Les actes attentatoires de leurs institutions à la liberté sont prolongés par leurs soutiens », a déploré le représentant du comité de pilotage du CNP-NZ, Sidiki Dramé.

Une situation que confirme une étude menée sur l’état de la liberté de presse au Burkina Faso qui est en phase de finalisation. Il ressort de cette étude que la liberté de la presse et de l’expression à connu un recul par rapport aux années précédentes soit un score de 1,96 sur 4. « La note de 1,96 en 2023 illustre un recul sans précédent de la liberté de la presse au Burkina Faso. Depuis 2016, c’est la première fois que le pays enregistre ce score. Entre 2022 et 2023, on note une baisse de 0,25 point », a laissé entendre le consultant Moussa Sawadogo.

Les causes de ce recul, sont énormes selon le consultant Moussa Sawadogo. Ainsi, on note les discours de haine contre les journalistes, les discours stigmatisant des premières autorités ; l’exclusion des médias privés de certaines activités du gouvernement/présidence ; une communication politique inquiétante « terrorisme éditorial ». À cela, s’ajoute le refus de certaines autorités de répondre aux invitations des journalistes (souvent injonction). Et pire, les impôts sont utilisés comme arme des dissuasions.

Pour faire face à cette situation, l’étude recommande l’application les normes juridiques et sociales qui protègent et favorisent la liberté d’expression et de la presse ainsi que l’accès aux informations publiques au Burkina, appelle les autorités à clarifier leur position y compris le président, recommande le renforcement des capacités des journalistes et enfin exhorte les organisations professionnelles à plus de voix.

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