La Fédération burkinabè des jeux d’échecs a initié, ce dimanche 31 août à Ouagadougou, une formation au profit de vingt-cinq (25) formateurs venus de Ouagadougou, Koudougou et Bobo-Dioulasso. L’objectif : introduire la pratique des échecs dans les établissements scolaires afin de renforcer les capacités cognitives des élèves.
Selon les initiateurs, les échecs ne sont pas seulement un jeu de société, mais un véritable outil éducatif. Ils sollicitent la réflexion, la planification, l’anticipation et la mémoire. Ces aptitudes développent la logique, la concentration et l’esprit critique, autant de qualités essentielles pour améliorer le rendement scolaire.

Le président de la Fédération burkinabè des jeux d’échecs, Nicolas CARBONELL, souligne que les bienfaits vont au-delà des résultats scolaires : « C’est un jeu qui renforce l’esprit d’équipe, développe le respect des autres, la résilience et bien d’autres qualités. Nous voulons déployer des formateurs dans de nombreux établissements du pays et mettre à disposition du matériel afin que les jeunes puissent s’initier gratuitement et participer aux compétitions de la Fédération. »
Une pédagogie adaptée aux enfants
Au cours de cette session, l’accent a été mis sur les méthodes d’enseignement. Les participants ont appris à adapter leurs approches pédagogiques selon les tranches d’âge, à gérer une classe et à utiliser des supports ludiques pour capter l’attention des enfants.

Adbel Noël ZALLA, l’un des encadreurs, précise :« Nous avons montré aux formateurs comment enseigner les échecs aux plus petits et aux plus grands, car les méthodes diffèrent. Nous leur avons également transmis des techniques pratiques, comme l’utilisation de mini-jeux, pour rendre les séances plus dynamiques et attrayantes. »
Des attestations reconnues à l’international
À l’issue de la formation, les vingt-cinq participants recevront des attestations délivrées par la Fédération internationale des échecs. Pour les bénéficiaires, il s’agit d’un acquis de grande valeur.

Idrissa KOITA, l’un des participants, témoigne : « C’est une aptitude que nous acquérons pour transmettre ce savoir aux plus jeunes. Cette formation est une référence, car savoir jouer aux échecs et savoir enseigner sont deux choses différentes. Avec les enfants, il faut beaucoup de pédagogie. »
Une ouverture vers une pratique nationale

Encore peu répandu au Burkina Faso, le jeu d’échecs ambitionne de s’ancrer durablement dans le système éducatif. Pour accompagner ce mouvement, la Fédération burkinabè des jeux d’échecs met à disposition des manuels permettant à ceux qui le souhaitent de s’initier davantage.
Avec cette initiative, les échecs pourraient bien devenir, dans les années à venir, un outil pédagogique incontournable dans les écoles du pays.
Par Nafissatou YEMBONE
