Le premier cycle du programme BambiFoot s’est achevé sur une note de satisfaction. Organisé pour initier les plus jeunes à la pratique du football, ce festival a permis de mesurer les progrès réalisés par les enfants tout en confirmant la pertinence d’un projet qui mise sur la formation à la base pour construire l’avenir du football burkinabè.
Au terme de cette première phase, les différents acteurs impliqués saluent une évolution encourageante, tant sur le plan technique que pédagogique. Pour Mamounata Sawadogo, cheffe de la Direction des sports au ministère de l’Enseignement de base, le bilan est largement positif.

« Nous sommes à la fin du premier cycle et, d’une manière générale, tout s’est bien passé. On voit de l’évolution et de l’amélioration dans la manière de faire des enfants », a-t-elle souligné.

Selon elle, ce premier cycle constitue une étape importante pour le ministère. Le programme a permis d’encadrer 1 000 enfants à travers le Burkina Faso, dont 200 filles, illustrant ainsi la volonté d’élargir la pratique du football dès le plus jeune âge et de promouvoir davantage le football féminin.
Pour les responsables du projet, cette initiative vient combler un besoin essentiel. En mettant l’accent sur la formation de base, BambiFoot contribue à renforcer les fondations du football national. « Le grand travail doit être fait à la base », rappelle Mamounata Sawadogo, qui estime que cette initiative méritait d’être créée tant son impact est déterminant pour l’avenir.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Plusieurs jeunes, notamment des filles issues de la première phase du programme, ont intégré différents clubs du pays. Une preuve que BambiFoot constitue désormais un véritable vivier de talents.
Sur le terrain, les enfants ont été évalués à travers plusieurs ateliers techniques, notamment la conduite de balle, les exercices de précision, les rencontres en cinq contre cinq et d’autres exercices adaptés à leur âge.
Le coach Sami Dah se réjouit lui aussi des progrès observés

« Je suis satisfait du niveau. Ce sont des enfants et nous ne leur apprenons pas seulement à jouer, nous leur transmettons aussi les bases techniques. Par rapport au festival précédent, on constate une nette progression », a-t-il expliqué.
Il cite notamment l’évolution spectaculaire de certains participants dans les exercices de jonglage. « Au début, certains avaient du mal à réaliser dix jongles. Aujourd’hui, j’ai vu un enfant en faire cent. Cela montre que nous avançons progressivement », s’est-il félicité.

Au-delà des performances observées lors du festival, les responsables voient déjà plus loin. L’ambition est de poursuivre le projet afin de permettre à davantage d’enfants d’exprimer leur potentiel et, à moyen terme, d’alimenter les centres de formation, les clubs et les différentes sélections nationales.
Dans cinq à dix ans, les promoteurs espèrent retrouver plusieurs de ces jeunes sous les couleurs des clubs burkinabè ou des équipes nationales. En offrant un cadre structuré d’apprentissage et d’épanouissement, BambiFoot s’impose progressivement comme un maillon essentiel de la politique de développement du football à la base au Burkina Faso.
Par Aubin OUEDRAOGO
