Dynamisation de l’état civil au Burkina Faso : la conformité aux standards internationaux en ligne de mire

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Le Cadre partenarial des acteurs de l’état civil (CAPEC) au Burkina Faso tient sa session ordinaire unique de l’année 2022, ce jeudi 29 décembre à Ouagadougou. Placée sous le thème : « Révision du cadre juridique de l’état civil : enjeux et défis », la rencontre a été présidée par le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le Colonel Boukaré ZOUNGRANA.

Cette session 2022 du Cadre partenarial des acteurs de létat civil (CAPEC) vise à recueillir les avis et les contributions des responsables impliqués dans la gestion de l’état civil afin de mener à bien la révision de son cadre juridique et de mener un plaidoyer à l’endroit des autorités compétentes pour une révision du Code des Personnes et de la Famille (CPF). En effet, malgré sa relecture entamée en 2016, des difficultés liées à son adéquation aux standards internationaux de l’état civil demeurent. La révision du cadre juridique du CPF devrait donc permettre d’intégrer les nouvelles évolutions de la digitalisation du système et de prendre en compte l’enregistrement de certains faits en situation d’urgence.

Pour le Ministre Boukaré ZOUNGRANA qui a présidé la session, le Cadre partenarial des acteurs de l’état civil (CAPEC) constitue l’instance privilégiée de concertation et de coordination entre le Gouvernement, les Partenaires techniques et financiers et les faitières des Collectivités territoriales pour se pencher sur la nécessité de l’adoption d’une loi spécifique sur l’état civil au Burkina Faso. « Le CAPEC est un cadre unique de dialogue ouvert à tous et la thématique sous laquelle se tient la présente session constitue une opportunité pour tout partenaire désireux d’intervenir dans le domaine de l’état civil », a déclaré le Colonel ZOUNGRANA.

Quant au Directeur Général de la Modernisation de l’état civil (DGMEC), Justin Omer BALIMA, l’accès aux documents d’état civil ne devra plus être un luxe pour les Burkinabè et cela devra nécessairement passer par l’adoption d’une loi spécifique pour régir son domaine pour plus d’efficacité.
C’est pourquoi, à cette rencontre, le Ministre ZOUNGRANA, par ailleurs président du CAPEC, a saisi l’occasion pour exprimer sa gratitude aux Partenaires techniques et financiers (PTF) qui accompagnent énormément l’État burkinabè dans l’amélioration de son système d’état civil. Il a, dans ce sens, invité l’ensemble des participants à faire de la présente session, un cadre privilégié d’échanges francs et fructueux, à l’effet de dynamiser le domaine de l’état civil au Burkina Faso.

DCRP/MATDS

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