Chers jeunes l’heure n’est pas à la somnolence, restons éveillé !

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Dorénavant toutes formes de coopération avec notre pays, doit être un partenariat gagnant-gagnant. À l’avenir, il serait mieux de parler de partenariat gagnant-gagnant que de coopération, car le mot « coopération » cache insidieusement quelque chose de louche. Le Burkina Faso a vécue pendant de plus de 60 ans dans cette coopération ambigüe. C’est avec cette fausse formule de coopération que nos leaders charismatiques ont été assassinés. Les choses sont très visibles.  Si vous refusez de coopérer, on vous élimine simplement. Thomas SANKARA a refusé de coopérer et il l’a payé de sa vie.

J’invite tous les Burkinabè notamment les jeunes à ne pas quitter des yeux la mission qui les attend. Cette fois-ci, notre mission sera extrêmement difficile, à savoir veiller sur le président Ibrahim TRAORE, pour qu’il ne lui arrive aucun malheur. Dans son discours de prestation de serment, il a dit ceci : « Pour ma nation, je me battrai jusqu’à mon dernier souffle ». Cela est un avertissement, et même un défi pour nous tous parce que nous aimons trop pleurer nos martyrs et nos entités mortes.

N’abandonnons pas le président IB, comme l’a fait la génération 83 avec le capitaine Thomas SANKARA, afin qu’il puisse conduire sa mission jusqu’à terme. Acceptons d’endurer, acceptons d’être des hommes avec grand H à toutes épreuves parce que la tâche sera difficile.

Aussi, j’appelle certains jeunes Burkinabè, à arrêter les messages qu’ils envoient à la face du monde, concernant les drapeaux étrangers qui flottent dans notre pays.  Nous sommes en guerre alors défendons-nous et arrêtons de compter sur les autres pays. La lutte pour la reconquête de l’ensemble du territoire est l’apanage des seuls Burkinabè, personne d’autre ni aucune armée extérieure ne doit s’ingérer dans notre lutte historique. Cependant, il n’exclut pas un partenariat franc et sincère avec d’autres puissances étrangères, car une guerre ne se gagne pas seul, mais cette collaboration doit avoir pour seul objectif, la possibilité d’achat et fournitures en matériels de guerre.

Pour moi, pour gagner cette guerre, la première option, c’est d’aller au front, combattre les bandits, sensibiliser les populations à ne pas gagner les rangs des bandits armés, apporter le peu qu’on a aux PDI, aux FDS et aux VDP, à travers le Fonds de soutien patriotique. Si on se comporte en patriote, le problème sera résolu à coup sûr.

Enfin, le Président Français, Emmanuel Macron doit respecter les Burkinabè dans leur élan patriotique et leur volonté de briser le cordon impérialiste. Il doit s’écarter de toute compromission ou tentative de déstabilisation ou de manipulation…. Les accords militaires avec la France ont montré leurs limites et il est de droit pour les Burkinabè de classer ces accords et se tourner vers de nouveaux accords fructueux et soucieux des intérêts des Burkinabè.

RASMANE ILBOUDO, PRESIDENT DU WAKAT

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