La première édition du Festival Weltaare a officiellement débuté ce samedi 13 juin au Musée national de Ouagadougou. Cette initiative culturelle vise à promouvoir, préserver et transmettre les richesses du patrimoine culturel peul aux générations actuelles et futures.
Placée sous le signe du rassemblement, du partage et de la transmission, cette initiative entend offrir un espace de rencontre entre les générations et les communautés autour des richesses culturelles du Burkina Faso. Dans son discours d’ouverture, lu par la présidente du comité d’organisation, Ana Dia, les promoteurs ont rappelé que le terme « Weltaare » traduit justement ces valeurs de communion et de transmission qui fondent l’identité culturelle du peuple peul.

Selon les organisateurs, le Burkina Faso dispose d’un patrimoine culturel exceptionnel, marqué par la diversité de ses traditions, de sa musique, de son artisanat, de ses tenues vestimentaires et de ses valeurs ancestrales. Le festival entend ainsi offrir un cadre d’expression et de découverte permettant de mieux faire connaître ces richesses souvent méconnues. « Nos racines ne doivent pas être un musée du passé, mais une source vivante d’inspiration pour notre présent et notre avenir », a souligné la présidente du comité d’organisation dans son message.
Pendant deux jours, les festivaliers auront droit à diverses activités, notamment des expositions mettant en valeur les objets du patrimoine peul, l’artisanat, les tenues traditionnelles et d’autres expressions culturelles. Des prestations musicales, des défilés et des espaces d’échanges sont également au programme de cette première édition.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par une conférence animée par Aliou Diallo sur le thème : « Au cœur du Pulaaku : danse, rythmes et traditions peuls ». Face aux participants, le conférencier a insisté sur l’importance de préserver l’identité culturelle peule et les valeurs qui fondent le Pulaaku. « Ne laissez pas quelqu’un vous amener à avoir honte d’être peul. Ça, ça ne doit jamais arriver », a-t-il lancé.

Tout en invitant les jeunes à renouer avec leur héritage culturel, Aliou Diallo a regretté la disparition progressive de certains repères traditionnels qui distinguaient autrefois le peuple peul.
À travers cette première édition, le Festival Weltaare se veut un espace de rencontre, de transmission et de célébration de la culture peule, dans toute sa diversité et sa richesse.
Par Aubin OUEDRAOGO
