Les Étalons dames du Burkina Faso ont livré un match amical le 4 juin 2026 face aux Aigles dames du Mali. Cette confrontation entre dans le cadre des journées FIFA du mois de juin ainsi que de la préparation à la prochaine CAN féminine. Au terme du temps réglementaire, les deux équipes se sont séparées sur un score nul et vierge de zéro but partout, avec de nombreux enseignements à tirer de part et d’autre.

Pour cette première sortie, le sélectionneur national des Étalons dames, Pascal Sawadogo a aligné une équipe expérimentale avec de nombreuses joueuses qui débutaient pour la première fois en tant que titulaires. La première période du match a été largement dominée par les Maliennes, qui se sont créé plusieurs occasions. L’équipe burkinabè coupée en deux, a eu du mal à exister dans le jeu. Elle s’est montrée menaçante sur des coups de pied arrêtés, qui ont toutefois été mal négociés. La mi-temps est intervenue sur ce score nul et vierge.

Au retour des vestiaires, les Étalons ont effectué plusieurs changements, avec notamment les entrées de Salimata Kouanda et de Déborah Guira. Les Burkinabè ont alors pris le jeu à leur compte et sont passées tout près d’ouvrir le score à deux reprises. À partir de la 75e minute de jeu, la fatigue s’est fait ressentir du côté des Étalons. Plusieurs joueuses sont sorties sur blessure, laissant apparaître des insuffisances dans la préparation physique. Les Maliennes se sont réveillées dans les arrêts de jeu grâce aux nouvelles entrantes, sans toutefois parvenir à trouver le chemin des filets. Au coup de sifflet final, c’était presque une délivrance pour les deux équipes qui avaient du mal à tenir le rythme.

Les deux sélectionneurs ont livré leurs impressions après ce premier acte de cette double confrontation. Pour le sélectionneur du Mali, Birama Konaté ce match a été une opportunité de mesurer le niveau actuel de son équipe. « C’était un match qui nous a permis de voir le niveau actuel des filles. En première période, nous avons bien dominé sans pouvoir marquer. Mais en seconde période, l’équipe du Burkina est montée en puissance et nous a posé assez de difficultés. Nous allons nous reposer et corriger les petites erreurs pour le deuxième match », a-t-il déclaré.

Pascal Sawadogo sélectionneur des Étalons dames, a abordé dans le même sens en affirmant. « Nous avons testé plusieurs filles ce soir pour les découvrir en situation de compétition. Le plus important était de donner du temps de jeu à plusieurs joueuses. »

Concernant les nombreuses blessures, le technicien burkinabè a justifié cette situation par une insuffisance au niveau de la préparation physique. « Nous sommes rentrés en internat le 1er juin et nous n’avons eu que deux séances d’entraînement. À cela s’ajoute la fin de saison de plusieurs joueuses qui reviennent de leurs clubs avec de la fatigue », a-t-il confié.

Au terme de cette première confrontation, Étalons et Aigles se quittent donc dos à dos. Si cette rencontre a permis aux différents staffs techniques de jauger le niveau actuel de leurs effectifs, force est de constater un déficit physique, particulièrement du côté des Étalons qu’il faudra rapidement corriger. Car faut-il le rappeler, la CAN féminine débute dans moins de 45 jours. Pour l’heure, rendez-vous est pris ce dimanche au stade du 4-Août pour la deuxième explication entre Burkinabè et Maliennes.
Par Parfait TRAORÉ
